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mercredi 18 mars 2015

Fluffy se cache dans les buissons.

En ce moment il fait beau.
Maintenant que le soleil est revenu, je réalise que ça faisait des mois que je ne l'avais pas vu. L'air est toujours un peu frisquet, mais ça commence à sentir bon la sève et le printemps. La nuit, au dessus des cimes de pins qui encadrent les rues on voit plein d'étoiles briller dans leur écrin de velours noir.  
Il y avait même des traces de lumière blanche dans le ciel hier, je pensais avoir la berlue, mais non c'était apparemment des aurores boréales...

Bref, avec une météo pareille et un peu de temps libre, Fluffy devrait batifoler de partout, faire des cabrioles dans ma tête, me mitrailler d'idées ou simplement les lancer tels des bouquets d'algues dans ma direction.

Oui mais voilà, j'ai tellement été conditionné par l'école que dans ma tête soleil = été qui approche = période des examens.

J'ai une envie irrépressible et urgente de réviser et Fluffy se fait invisible.
"Moi ? Non, je n'ai jamais suggéré un truc aussi frivole que d'écrire des histoires, voyons. Tiens, d'ailleurs je vais aller me fondre dans ce buisson, fais comme si je n'avais jamais existé."




Donc à la question : est-ce que ça avance ? Réponse non.
En ce moment je passe mon temps libre à potasser des cours que je n'aurais plus jamais, pour des exams que j'ai déjà passés et pendant ce temps ma Muse fait la morte.

Muse ? Quelle Muse ? Tu n'en as jamais eu, c'était juste un rêve.

dimanche 22 février 2015

Du perfectionnisme.



   Il est des projets vraiment importants pour soi. Le concept de base nous fascine, les personnages nous passionnent, la trame est claire dans notre tête. Et pourtant, on cale pendant l'exécution, on doute de son écriture.

   Quand je relis certains passages réécrits plusieurs fois, je me dis parfois que ce n'est vraiment pas gagné. Qu'à cela ne tienne, je reprends tout ça calmement : quel est le problème ? Quelles sont les pistes d'amélioration ? Quelle solution j'ai envie de mettre en oeuvre ?

   J'avance un pas après l'autre, mais à force de voir cette question répétée (même parfois sur des morceaux retravaillés avec cette méthode), j'en viens à me demander :


   Fluffy a peut-être développé le concept de base, mais ai-je de quoi le faire tourner en HD ? Et si cette idée était au final "gâchée" avec moi ? Quelqu'un d'autre n'arriverait-il pas à un meilleur résultat ? À donner à cette histoire toute l'ampleur qu'elle mérite ?




Artiste : http://zillabean.deviantart.com/

Fluffy : C'est bon, je t'ai donné l'idée alors maintenant vas-y, écris ! Écris, te dis-je ! ÉCRIIIIIIS !

Auteur : On n'avait dit plus de nourriture excitante...


samedi 16 novembre 2013

Nos Muses, ces mathématiciennes.

   Quand on créé des lieux pour un roman, il faut des lois pour les régir.
   Par exemple : article L13-666, la plomberie de Poudlard sera suffisamment grosse pour devenir un terrain de jeu pour basiliques, (sisi).
   Après ça, il nous suffit de suivre nos propres règles et tout reste cohérent.

   C'est beaucoup plus délicat avec les personnages, ces idées auxquelles on donne forme humaine et qui doivent-être travaillées pour donner l'illusion d'être vraiment des humains, d'en avoir la complexité, les mêmes réactions, les mêmes aspirations et dans lesquels de véritables humains pourra se reconnaître et éprouver de l'empathie pour eux.

   Dès les premières lignes, l'auteur fixe le caractère des personnages qui influenceront le récit jusqu'au bout. Certes, ils connaîtront des évolutions, mais elles-aussi découlent forcément du postulat de départ.

   Que les littéraires se réjouissent : au fond l'écriture est une immense équation.

   L'auteur a au début tous les pouvoirs pour déterminer quelle trajectoire aura l'histoire. Il ou elle choisit les nombres qu'il veut, la vitesse, les obstacles, le degré des angles, le comportement X ou Y pour le personnage A ou B qui se trouve à l'emplacement D+1. Bref, une fois toutes ces variables posées il suffit à l'auteur d'additionner tout ça en y incorporant les péripéties.
(Métaphore pour les mathématiciens perdus : l'auteur choisit chaque brin qui constituera les fils de l'histoire et il ne lui reste qu'à tresser le tout).


Pendant ce temps, dans l'inconscient de l'auteur...
   Ainsi, c'est parce que Têtedepioche est soupe au lait qu'il va se faire transpercer d'une flèche alors qu'il s'apprêtait à crier "YOLO !*" en fonçant sur l'ennemi.

   Et lorsque l'auteur intériorise suffisamment ses variables, il lui arrive paradoxalement d'avoir l'impression que l'histoire ou l'un des personnages lui échappe. Dans ces cas là, ça pourrait bien être qu'il ou elle a négligé une de ses variables ou s'est planté dans son calcul mental.

    Sa Muse qui elle, supervise tous les calculs, sait que Têtedepiochequi rate toutes les occasions de se taire, il va forcément parler. Et face à une armée de Vikings en slips fourrure qui se sont levés du mauvais pied, il va forcément lui arriver quelque chose. Quelque chose à tendance funeste.
   Alors que l'auteur voulait que Têtedepioche s'en sorte et s'apprêtait à montrer comment au lecteur, sa Muse prend le contrôle des doigts, ajoute un tiret cadratin là où il n'y en avait pas de prévu.
   Et Têtedepioche ouvrit la bouche.


   Bref, si vous vous êtes jamais demandés pourquoi vos personnages ou votre histoire vous échappent, c'est que vous essayez de parvenir à la conclusion que 1+1=178 465 923.
   La Muse de l'auteur est une mathématicienne en puissance.


Ça, alors !


PS : YOLO* (on ne vit qu'une fois, en anglais, régulièrement utilisé lors d'actions un brin désespérées).

mardi 22 octobre 2013

Le caillou et la comète.

    Comme dit dans le dernier post, je suis sur mon projet Reykjavík (Reyk, pour les intimes). Mais avant lui, il y en avait un autre.
Un seul autre en réalité. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours travaillé sur ce projet qui grandissait avec moi à chaque correction. L'idée que je m'en faisais évoluait sans cesse tant et si bien que lorsque je parvenais au bout d'un cycle de corrections, il me fallait tout reprendre depuis le début parce qu'entre temps s'étaient greffés de nouveaux éléments qui déséquilibraient toute l'intrigue.

    Si je devais expliquer comment se passe la genèse des idées dans ma tête, je décrirais celle-ci comme un morceau d'univers : grand, vide, sombre. Et de temps en temps, sous la forme de points lumineux, y naissent des idées. Des étoiles d'imaginaire, comme quelqu'un l'a joliment résumé.

    Au début, mon ciel était complètement noir. Logique. Déprimant, mais logique.
    Qu'à cela ne tienne, j'ai trouvé un caillou qui dérivait là. Ce n'était pas une de ces jolies étoiles que j'espérais, mais peu importe, j'ai sorti le lasso et je lui ai mis le grappin dessus. Une fois arrimé, je l'ai examiné, observé sous toutes les coutures pour déterminer comment le transformer en astre, puis j'ai commencé à le tailler. Les essais n'étaient guère concluants : ses branches étaient trop grosses, puis trop longues, puis il lui en manquait une (et encore, dans les bons moments).
    Bref, c'était à treize ans l'équivalent littéraire des bonshommes patates que je dessinais dix ans plus tôt.

lundi 7 octobre 2013

Ciel, mon challenge !

   Cela va faire sept mois que j'ai un peu abandonné cet embryon de blog, mais j'y reviens.

   Donc, que s'est-il passé entre temps ? Pas grand chose. Dune me regarde toujours depuis ma table de chevet, ma nouvelle n'a pas été retenue pour l'AT de Sortilèges et la maison d'édition a malheureusement fermé (je tiens à préciser qu'il n'existe absolument aucune corrélation entre les deux).

   Mais.

   Mais.

   J'ai un nouveau challenge.
Qu'est-ce qu'un challenge ?
   Les Challenges premiers jets prennent place sur une section qui leur est dédiée dans Cocyclics. Il s'agit de présenter un projet, et d'en écrire le premier jet en un an, tout en postant régulièrement ses avancées et de petits extraits pour ceux et celles qui vous soutiennent dans cette aventure.

Mon projet porte le nom de code Reykjavík (non ça ne se passe pas en Islande, non ce n'est pas un polar, oui il y a un lien avec la ville), c'est une uchronie. Commencé le 24 juillet sur le forum, il est à ce jour long de 110k sec (signes espaces comprises).

J'ai essayé de prendre mon temps pour avoir moins de corrections à faire par la suite, mais comme je n'aime pas écrire les premiers jets et que rien ne m'agace plus que d'avoir la sensation de faire du surplace, je compte bien cravacher Fluffy pour finir d'ici la fin de l'année. Il me manque environ 400k (souhaitez-moi bonne chance, je vais en avoir besoin).  

Pour avancer, il faut savoir prendre Fluffy à bras-le-corps.
    









samedi 9 février 2013

Des nouvelles, ou au secours, ma muse est un phoque.

Edit : Cet article est la genèse de Fluffy, j'ai par la suite réarrangé le blog autour de ça.


   Autant annoncer la couleur: les nouvelles, ce n'est pas ma tasse de thé.

   Quand je tiens un concept pour une histoire, j'aime le voir se ramifier en une toile d'araignée gigantesque : pour peu de toucher un seul fil, l'ensemble se met à vibrer en créant des répercussions dans toute l'histoire. J'aime exploiter leurs origines, ce vers quoi elles tendent et toutes les variations autour de ce thème.

   J'ai donc beaucoup d'admiration pour ceux qui parviennent à enchaîner les Appels à Texte.
   Dans mon cas les nouvelles semblent activer la même zone de mon petit cerveau que les dissertations de français au collège et au lycée. Quand je lis le thème demandé il me vient parfois de vagues idées bien conventionnelles qui pour peu d'être un peu distordues pour devenir originales, rentreraient ma foi bien dans la ligne de l'AT. Et bien seul Fluffy (Fluffy, c'est un bébé phoque polaire en peluche qui me fixe avec ses yeux en boutons de bottine) sait pourquoi, ma muse ne veut jamais rentrer dans la combine.